Canada

 

Le Canada possède quelques-unes des plus belles pêches du monde, recelant une grande diversité d'espèces.

Dans l'est du pays, on compte environ quatre cents rivières à saumon assurant au pêcheur sportif de multiples occasions de satisfaire sa passion. Les régions du Nouveau-Brunswick et du Québec constituent le cadre du survol des rivières canadiennes évoquées ici : la Miramichi, la Restigouche, la Grande Cascapédia, la Matapédia et la Bonaventure. Ce sont là quelques grands classiques, des rivières phares pour la pêche du saumon atlantique devient, au fil des ans, une espèce de plus en plus menacée et ce pour une série de circonstances des plus malheureuses; ce qui signifie que, d'année en année, les remontées de migrateurs se réduisent lentement mais sûrement. Les principaux facteurs de cette réduction sont : la surpêche industrielle, les déforestations massives, l'érosion, la mauvaise gestion, les pluies acides, les détournements de cours d'eau, toutes causes qui peuvent porter préjudice au fragile équilibre de l' environnement d'un poisson.

Si vous voulez en savoir plus sur l'univers du saumon atlantique et éventuellement sur ce que vous pouvez faire pour sauver ce magnifique poisson de sport, vous pouvez contacter The Atlantic Salmon Federation qui publie un bulletin trimestriel. Cette association trés active est basée à St Andrews, Nouveau Brunswick PO Box 429, Canada EOG2X0 .


 

En raison des limitations du droit de pêche qui varient en fonction des provinces et des rivières, le pêcheur sportif tenté par une escapade au Canada prendra contact au préalable avec une agence spécialisée ou avec les autorités locales. Par exemple, certains parcours imposent aux pêcheurs l'accompagnement d'un guide, d'autres pas, certaines eaux sont privées, d'autres publiques, sur certaines rivières vous pourrez conserver vos saumons, sur d'autres seuls les grisles pourront être tues.

 

 

 

Pour la pêche en sèche ou en noyée, le quadrillage systhématique de l' eau constitue la meilleure approche pour espérer ferrer un saumon.

Commençant par des lancers courts, le pêcheur fera dériver sa mouche sèche ou sa noyée sur le poste repéré ou sur la tenue présumée du saumon, laissant son leurre nager vers l'aval, pour récupérer ensuite sa soie, puis relancer. Si aucun poisson ne bouge, la prochaine série de lancers sera allongée de 1 m ou 2, puis étendue progressivement pour couvrir tous les postes de la place.

Si un saumon trahit sa présence ou se déplace vers la mouche, le lancer doit être répété en respectant le même angle et la même distance de tir. Lorsque toute la place aura été peignée, le pêcheur gagnera le pool suivant, ou il recommencera à quadriller l'eau de la manière exposée précédemment.

 

La Miramichi est l'une des rivières à saumon les plus productives de l'Amérique du Nord. Depuis des années, elle est considérée comme une rivière à grisles (les grisles ou madeleineaux sont des saumons qui comptent une année de mer et pésent en moyenne de 3 à 5 livres).

Cependant, depuis le milieu des années soixante-dix, un nombre sans cessecroissant de beaux reproducteurs remonte cette rivière.

Si la Miramichi produit les plus beaux poissons trophées, des rivières comme la Restigouche, la Grande Cascapédia et la Matapédia peuvent également contenir des saumons de 20 à 30 livres en moyenne, parfois plus. La rivière Bonaventure a les eaux les plus claires de toutes.

 

Sur la plupart des grandes rivières, la pêche s'exerce au départ de canoës longs de 8 m environ, dits (canots de Gaspé).

Les guides se contentent de maintenir leur embarcation à distance de lancer des postes connus, pendant que le pêcheur tente sa chance en lançant sa mouche, debout au milieu du canoë.

La Miramichi fait exception à cette règle: en effet, sur cette rivière, les embarcations servent seulement à transporter les pêcheurs de pool en pool, la pêche s'y pratiquant uniquement en wading.